mercredi 24 décembre 2008
vidéo
Dans le site épis centre dont vous avez la connexion dans mes références, vous pouvez cliquer sur l'icone "PASSION CEREALE" pour écouter l'interview trés pertinante d'un journaliste à propos de la PAC.
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dimanche 21 décembre 2008
Sécurisation des partenaires des agriculteurs

La crise économique sévit également dans l'agriculture. Les productions animales ont été les premières touchées par les problèmes économiques du fait de l'augmentation des prix des céréales. Les productions végétales sont touchées à leur tour par un effondrement des cours et une importante augmentation des intrants. L'agriculture entre pour la première fois depuis plus de soixante dix ans dans une conjoncture de plus en plus incertaine. Tous les partenaires des agriculteurs dans un soucis de sécurité on intérêt a disposer d'audits précis sur la production agricole.
Nous allons prendre l'exemple d'une exploitation céréalière, réputée peu sensible aux aléas. Cette exploitation de 200 ha produisait en 2007 un chiffre d'affaires de 1350 €/ ha avec
400 €/ ha de charges variables et 600 €/ ha de charges fixes soit un résultat net avant impôts
de 350 € / ha soit un résultat net total de 70 000 € , qui permet de faire face sans problèmes aux nécessités d'investissement et a la distribution de dividende pour la rémunération du capital.
Nous allons faire varier seulement le prix unitaire pour calculer le nouveau chiffre d'affaire. Prix unitaire retenu pour 2007 180 €/ T tous produits confondus, et 145 €/ T en 2008 soit 20% de moins sur le chiffre d'affaire qui est donc de 1080 €/ ha. Les charges ont augmenté sous l'impact des augmentations du prix de l'engrais: +60% , des produits phytosanitaires: +8% et du fuel:+20%
soit une augmentation moyenne des charges variables de 38% , Ce qui nous amène les charges variables à 552 €/ ha. Les charges fixes ont moins varié, seulement une augmentation des amortissements de 10% de la main d'oeuvre de 2% et des locations de 2%, soit une augmentation moyenne de 5% nous amenant à des charges fixes de 630 €. Ces chiffres nous conduisent pour 2008 à une perte de 100 €/ha soit 20000 € pour l'exploitation.
Ces médiocres résultats vont alourdir la trésorerie nécessaire a l'exploitation, surtout qu'il y aura de gros besoins pour payer les impôts 2007. Si dans le cas de cette exploitation la gestion des investissements n'est pas sufisement fine nous avons des risques de paiements tardifs voir même d'impayés en fonction de la structure financière de l'entreprise.
Cet exemple simple, en partant d'une exploitation qui n'a aucun problème particulier met en évidence la nécessité dans ces périodes de fortes variations d'avoir des conseils de bonnes qualités aussi bien pour l'agriculteur que pour ses partenaires comme le crédit agricole ou les coopératives .
Les chiffres retenus sont une moyenne de chiffres issus de travaux personnels en liaison avec les intervenants économiques du bassin Berry Nivernais.
Bertrand consultant.
Nous allons prendre l'exemple d'une exploitation céréalière, réputée peu sensible aux aléas. Cette exploitation de 200 ha produisait en 2007 un chiffre d'affaires de 1350 €/ ha avec
400 €/ ha de charges variables et 600 €/ ha de charges fixes soit un résultat net avant impôts
de 350 € / ha soit un résultat net total de 70 000 € , qui permet de faire face sans problèmes aux nécessités d'investissement et a la distribution de dividende pour la rémunération du capital.
Nous allons faire varier seulement le prix unitaire pour calculer le nouveau chiffre d'affaire. Prix unitaire retenu pour 2007 180 €/ T tous produits confondus, et 145 €/ T en 2008 soit 20% de moins sur le chiffre d'affaire qui est donc de 1080 €/ ha. Les charges ont augmenté sous l'impact des augmentations du prix de l'engrais: +60% , des produits phytosanitaires: +8% et du fuel:+20%
soit une augmentation moyenne des charges variables de 38% , Ce qui nous amène les charges variables à 552 €/ ha. Les charges fixes ont moins varié, seulement une augmentation des amortissements de 10% de la main d'oeuvre de 2% et des locations de 2%, soit une augmentation moyenne de 5% nous amenant à des charges fixes de 630 €. Ces chiffres nous conduisent pour 2008 à une perte de 100 €/ha soit 20000 € pour l'exploitation.
Ces médiocres résultats vont alourdir la trésorerie nécessaire a l'exploitation, surtout qu'il y aura de gros besoins pour payer les impôts 2007. Si dans le cas de cette exploitation la gestion des investissements n'est pas sufisement fine nous avons des risques de paiements tardifs voir même d'impayés en fonction de la structure financière de l'entreprise.
Cet exemple simple, en partant d'une exploitation qui n'a aucun problème particulier met en évidence la nécessité dans ces périodes de fortes variations d'avoir des conseils de bonnes qualités aussi bien pour l'agriculteur que pour ses partenaires comme le crédit agricole ou les coopératives .
Les chiffres retenus sont une moyenne de chiffres issus de travaux personnels en liaison avec les intervenants économiques du bassin Berry Nivernais.
Bertrand consultant.
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samedi 1 novembre 2008
L'hiver, temps de la réflexion
L'hiver arrive, le climat ne permet plus de rester travailler dans les champs, les journées sont courtes, le temps est venu pour les éleveurs de soigner les animaux à l'étable et pour les producteurs de végétaux de gérer leurs stocks et entretenir les machines. Pour tous les agriculteurs, l'hiver est le moment privilégié de l'information et de la formation.
L'information est réalisée toute l'année par la presse écrite hebdomadaire, régionale ou nationale et par les lettres d'information des différents organismes : crédit agricole, coopératives, MSA, assurances ect... Mais la nouveauté depuis quelques années est l'information par internet, les mails et les SMS. Toutes ces sources d'information aident aux décisions commerciales ou techniques au cours de l'année mais ne sont pas suffisantes pour nourrir une réflexion stratégique prospective.
Les réunions des coopératives comme Épis Centre ou Agralys, celles des banques comme le Crédit Agricole, permettent de connaître la solidité financière des partenaires de l'agriculture régionale. La qualité des intervenants à ces réunions et la diversité des thèmes traités permet une vraie ouverture sur l'avenir de l'agriculture.
La formation est le deuxième temps fort de la période hivernale. Il faut profiter de cette période pour acquérir la maîtrise nécessaire des nouveaux systèmes de traitement des informations. Cette maîtrise donne accès à de nouvelles technologies qui permettent une meilleure efficience des intrants. Dans ce cadre la coopérative Épis Centre a développé un concept original permettant à tous les agriculteurs de faire un enregistrement de leurs pratiques culturales, dans le cadre réglementaire. De plus, les renseignements enregistrés servent également à remplir automatiquement la déclaration PAC et à l'archivage des renseignements. Avec ce système il n'y a ni achat de programme, ni maintenance à payer, une simple cotisation annuelle modique et une formation de départ, c'est l'Étoile qui servira de guide au développement informatique de votre exploitation.
Par ces temps de grandes amplitudes sur les marchés, il est nécessaire également d'approfondir ses connaissances pour manipuler avec plus de sécurité les différentes propositions commerciales.
Devant l'évolution du métier d'agriculteur les périodes de formation et d'information deviendront incontournables pour envisager l'avenir sereinement.
Bertrand consultant
mercredi 8 octobre 2008
Gestion de la crise
Dans le nouveau contexte d'une agriculture, exposée en direct à tous les aléas du marché, la gestion prend une nouvelle dimension.
Depuis 2007 nous voyons les effets d'un marché des matières premières sans régulation. Par exemple les cours du blé ont varié en 18 mois de 300 €/ T à 150 €/ T, soit pour un rendement équivalent à l'hectare, un chiffre d'affaires pouvant varier à l'extrême, du simple au double.
Il est nécessaire pour avoir une gestion prévisionnelle, de contractualiser une partie de l'exploitation, sur les bases d'une rentabilité minimum nécessaire. Une partie seulement, pourra être consacrée à la spéculation. Cette partie sera faible, si l'exploitation est fragile, car un retournement de situation pourrait être catastrophique.
La qualité d'un chef d'exploitation, est dans sa capacité à comprendre les contrats et à les respecter. Les partenaires de l'exploitation, devront être choisis pour leur solidité financière, afin d'éviter les défaillances.
Comme dans toutes les entreprises, le patron d'une exploitation agricole, devra être attentif au marché, choisir ses partenaires avec exigence, respecter et faire respecter les contrats.
Depuis 2007 nous voyons les effets d'un marché des matières premières sans régulation. Par exemple les cours du blé ont varié en 18 mois de 300 €/ T à 150 €/ T, soit pour un rendement équivalent à l'hectare, un chiffre d'affaires pouvant varier à l'extrême, du simple au double.
Il est nécessaire pour avoir une gestion prévisionnelle, de contractualiser une partie de l'exploitation, sur les bases d'une rentabilité minimum nécessaire. Une partie seulement, pourra être consacrée à la spéculation. Cette partie sera faible, si l'exploitation est fragile, car un retournement de situation pourrait être catastrophique.
La qualité d'un chef d'exploitation, est dans sa capacité à comprendre les contrats et à les respecter. Les partenaires de l'exploitation, devront être choisis pour leur solidité financière, afin d'éviter les défaillances.
Comme dans toutes les entreprises, le patron d'une exploitation agricole, devra être attentif au marché, choisir ses partenaires avec exigence, respecter et faire respecter les contrats.
Bertrand consultant
jeudi 4 septembre 2008
La reprise d'une exploitation
Une installation ou un agrandissement sont des périodes très importante, de leur préparation dépend leur réussite.
Une exploitation à louer pour cause de départ du fermier vous intéresse. Il faut payer le matériel, le cheptel, les stocks, les installations et les valeurs en terre pour avoir accès au bail. Les intérêts du repreneur et du cédant sont divergents, car le cédant considère le montant demandé comme une indemnité de départ a la retraite, et sera donc tenté de le maximiser. Le repreneur n'a pas une grosse marge de manoeuvre car il y a de la concurrence. Le montant de la "reprise" est souvent globalisé pour détourner la loi qui interdit de valoriser les "pas de porte".
Deux estimations sont à réaliser pour permettre de juger de la pertinence de l'investissement.
La première est de savoir les valeurs vénales du cheptel, du matériel et des installations. Dans le cadre de l'agrandissement il est important de déterminer les synergies avec l'exploitation existante et dans ce cadre il faudra certainement réorganiser le parc matériel ainsi que le cheptel et les installations. Il est donc intéressant de connaître le montant des non valeurs sur du matériel démodé et des installations obsolètes, ainsi que la valeur de ce qui pourra être revendu. Dans le cadre de l'installation il faut contrôler la productivité du cheptel et du matériel et le cas échéant prévoir également une réorganisation dans un cadre collectif (CUMA). Il est donc nécessaire de connaître avec précision la valeur de l'actif que l'on se propose d'acquérir.
La deuxième est le compte d'exploitation prévisionnel. Un document important à étudier est le compte d'exploitation du cédant sur les cinq dernières années car il donne une indication intéressante sur les possibilités de l'exploitation. On peu avoir également recours au centre de gestion et au Crédit Agricole pour regarder les performances régionales.
Une étude agronomique et des analyses chimique sont souvent nécessaires afin d'affiner le potentiel.
On a toujours intérêt à faire plusieurs scénarios pour mieux visualiser le risque.
La clef de la reprise réussie est d'éviter l'entêtement. Si les calculs amènent à une rentabilité douteuse ou à un retour sur investissement trop long, il faut savoir dire non car il en va de l'intérêt du cédant qui prend le risque de voir les fermages impayés et du repreneur qui peu travailler toute sa vie pou rien.
Une exploitation à louer pour cause de départ du fermier vous intéresse. Il faut payer le matériel, le cheptel, les stocks, les installations et les valeurs en terre pour avoir accès au bail. Les intérêts du repreneur et du cédant sont divergents, car le cédant considère le montant demandé comme une indemnité de départ a la retraite, et sera donc tenté de le maximiser. Le repreneur n'a pas une grosse marge de manoeuvre car il y a de la concurrence. Le montant de la "reprise" est souvent globalisé pour détourner la loi qui interdit de valoriser les "pas de porte".
Deux estimations sont à réaliser pour permettre de juger de la pertinence de l'investissement.
La première est de savoir les valeurs vénales du cheptel, du matériel et des installations. Dans le cadre de l'agrandissement il est important de déterminer les synergies avec l'exploitation existante et dans ce cadre il faudra certainement réorganiser le parc matériel ainsi que le cheptel et les installations. Il est donc intéressant de connaître le montant des non valeurs sur du matériel démodé et des installations obsolètes, ainsi que la valeur de ce qui pourra être revendu. Dans le cadre de l'installation il faut contrôler la productivité du cheptel et du matériel et le cas échéant prévoir également une réorganisation dans un cadre collectif (CUMA). Il est donc nécessaire de connaître avec précision la valeur de l'actif que l'on se propose d'acquérir.
La deuxième est le compte d'exploitation prévisionnel. Un document important à étudier est le compte d'exploitation du cédant sur les cinq dernières années car il donne une indication intéressante sur les possibilités de l'exploitation. On peu avoir également recours au centre de gestion et au Crédit Agricole pour regarder les performances régionales.
Une étude agronomique et des analyses chimique sont souvent nécessaires afin d'affiner le potentiel.
On a toujours intérêt à faire plusieurs scénarios pour mieux visualiser le risque.
La clef de la reprise réussie est d'éviter l'entêtement. Si les calculs amènent à une rentabilité douteuse ou à un retour sur investissement trop long, il faut savoir dire non car il en va de l'intérêt du cédant qui prend le risque de voir les fermages impayés et du repreneur qui peu travailler toute sa vie pou rien.
Bertrand consultant
vendredi 22 août 2008
Stratégie agricole

Dans une exploitation agricole, la caractéristique principale est le risque économique.
En effet, il est difficile d'établir un budget prévisionnel. Les variables les plus importantes étaient jusqu'à présent celles liées au vivant et au climat. A présent, dans toutes les grandes productions, nous avons les variations de prix.
Dans ce nouveau contexte, il est intéressant de regarder à quels endroits les risques peuvent être limités.
En production céréalière, les risques liés au climat sont important (un hectare de blé peut produire de 5 à 10 tonnes selon l'année). Des systèmes comme l'irrigation ou le drainage peuvent être des facteurs de limitation des conséquences d'accidents climatiques. La diversité des cultures permet également de limiter les risques. Il faut en plus de ces différentes décisions liées au climat prendre également des décisions pour limiter l'impact des variations des cours. De nombreux outils sont à la disposition des exploitations agricoles. Euronex en liaison avec le Crédit Agricole avec les différentes cotations permet d'arbitrer un prix sur le Matif afin de pouvoir établir un budget prévisionnel en supprimant une variable. Il faut cependant essayer d'optimiser les résultats et ne pas ce contenter des cours ma tifs au moment des décisions d'assolement. Pour faire face, à ce problème, nous avons deux techniques. La première technique est celle de la prise de risque maximum: Après moisson et stockage de la récolte à la ferme on essaye de vendre au meilleur prix. La deuxième nivelle toutes les variations de cours a l'intérieur d'une campagne: C'est le prix moyen campagne, avec acompte et compléments. La manipulation de ces différents systèmes, permet de sécuriser les ventes.
Il en va tout autrement en élevage bovins viande. Les risques climatiques sont plus limités, car ils ont seulement un impact sur le prix de l'alimentation du cheptel. Les risques sanitaires peuvent en revanche avoir des conséquences très importantes . Le point essentiel de la production de bovins viande est le savoir faire transgénérationnel, car la sélection du troupeau a une importance directe sur la productivité. La commercialisation est souvent une vente de jeunes bovins maigres vers l'Italie, en supportant tous les risques de cours du marché Européen et toutes les barrières sanitaires. Dans un souci de répartition des risques , il serai judicieux de disposer d'installations qui permettent un minimum d'engraissement. Il est également de bonne gestion pour limiter l'impact de l'augmentation des céréales et de la paille, de cultiver une partie de l'exploitation.
En effet, il est difficile d'établir un budget prévisionnel. Les variables les plus importantes étaient jusqu'à présent celles liées au vivant et au climat. A présent, dans toutes les grandes productions, nous avons les variations de prix.
Dans ce nouveau contexte, il est intéressant de regarder à quels endroits les risques peuvent être limités.
En production céréalière, les risques liés au climat sont important (un hectare de blé peut produire de 5 à 10 tonnes selon l'année). Des systèmes comme l'irrigation ou le drainage peuvent être des facteurs de limitation des conséquences d'accidents climatiques. La diversité des cultures permet également de limiter les risques. Il faut en plus de ces différentes décisions liées au climat prendre également des décisions pour limiter l'impact des variations des cours. De nombreux outils sont à la disposition des exploitations agricoles. Euronex en liaison avec le Crédit Agricole avec les différentes cotations permet d'arbitrer un prix sur le Matif afin de pouvoir établir un budget prévisionnel en supprimant une variable. Il faut cependant essayer d'optimiser les résultats et ne pas ce contenter des cours ma tifs au moment des décisions d'assolement. Pour faire face, à ce problème, nous avons deux techniques. La première technique est celle de la prise de risque maximum: Après moisson et stockage de la récolte à la ferme on essaye de vendre au meilleur prix. La deuxième nivelle toutes les variations de cours a l'intérieur d'une campagne: C'est le prix moyen campagne, avec acompte et compléments. La manipulation de ces différents systèmes, permet de sécuriser les ventes.
Il en va tout autrement en élevage bovins viande. Les risques climatiques sont plus limités, car ils ont seulement un impact sur le prix de l'alimentation du cheptel. Les risques sanitaires peuvent en revanche avoir des conséquences très importantes . Le point essentiel de la production de bovins viande est le savoir faire transgénérationnel, car la sélection du troupeau a une importance directe sur la productivité. La commercialisation est souvent une vente de jeunes bovins maigres vers l'Italie, en supportant tous les risques de cours du marché Européen et toutes les barrières sanitaires. Dans un souci de répartition des risques , il serai judicieux de disposer d'installations qui permettent un minimum d'engraissement. Il est également de bonne gestion pour limiter l'impact de l'augmentation des céréales et de la paille, de cultiver une partie de l'exploitation.
Bertrand consultant
dimanche 17 août 2008
Moisson 2008
Dans tous les journaux, sur tous les médias, il est rabâché que la moisson 2008 serait la meilleure de la décennie, et que les quantités dépasseraient même la bonne année 2004.
Je pense que ces commentaires sont un peu excessifs et ne sont pas les reflets de la réalité, qui est certainement plus nuancée.
En effet, les prix des céréales 2007 avaient crevé des plafonds, il était donc impossible que les cours des céréales continuent sur une courbe ascendante de ce type sans mettre en péril des équilibres économiques établis depuis de nombreuses années. La méthode qui a l'assentiment de toute la profession est la pression médiatique. Effectivement, les surfaces en blé ont augmenté
en 2008 avec la diminution des jachères. La climatologie pouvait faire espérer une année record, il suffisait ensuite de faire dire ces vérités simples par des experts et les cours repartent à la baisse.
La vérité maintenant que la moisson est en cours de finalisation est un peu différente, car quelques départements céréaliers allant du centre de la France à la Bourgogne, en passant par la Champagne ont des rendements céréaliers décevants. Le nord de la France aura beaucoup de blé fourrager. Les orges d'hiver ont des calibrages faibles.
Tous ces éléments vont dans les semaines qui viennent rétablir la vérité sur les cours en attendant la récolte de l'hémisphère sud qui ne manquera pas elle aussi de faire l'objet de spéculations précoces afin de limiter les variation des prix. Tous les financiers et particuliérement le Crédit Agricole sont attentifs aux évolutions.
Bertrand consultant
jeudi 14 août 2008
Mon ambition
Je débute ce site car après trente ans d'expérience de l'agriculture, avec une vision de différents aspects du milieu, qui vont de la production, à la commercialisation, et à la transformation, j'ai envie de valoriser mes acquits dans le cadre de conseils valorisant les investissements dans l'agriculture.
En effet la production agricole devient un enjeu important pour l'économie, c'est un bien de consommation indispensable à toute l'activité humaine. La production agricole, qui était dans un marché excédentaire depuis trente ans prend depuis deux ans le virage d'un marché de pénurie, qui a pour conséquence un engouement des financiers pour les marchés des matières premières agricoles. Même si ce contexte n'est pas durable, il semble que la tendance à moyen et long terme soit celle d'un marché tendu, avec d'importantes variations.
La production agricole pour rester performante nécessitera des investissements importants qui bien qu'intéressant du point de vue financier comporteront néanmoins une part de risque.
Ma conviction est que la prise de risque doit s'entourer d'un maximum de précautions qui permettent de limiter ce risque pour le Crédit Agricole et les autres établissements financiers. Dans ce contexte je met à la disposition de tous les investisseurs agricoles mes compétences et mon expérience en matière d'agronomie, d'estimation des facteurs de production et de validation des relations contractuelles, ainsi que de tous les problèmes juridiques et économiques liés à l'exploitation agricole.
Je publierai le plus régulièrement possible une interprétation personnelle du contexte agricole et de son évolution.
En effet la production agricole devient un enjeu important pour l'économie, c'est un bien de consommation indispensable à toute l'activité humaine. La production agricole, qui était dans un marché excédentaire depuis trente ans prend depuis deux ans le virage d'un marché de pénurie, qui a pour conséquence un engouement des financiers pour les marchés des matières premières agricoles. Même si ce contexte n'est pas durable, il semble que la tendance à moyen et long terme soit celle d'un marché tendu, avec d'importantes variations.
La production agricole pour rester performante nécessitera des investissements importants qui bien qu'intéressant du point de vue financier comporteront néanmoins une part de risque.
Ma conviction est que la prise de risque doit s'entourer d'un maximum de précautions qui permettent de limiter ce risque pour le Crédit Agricole et les autres établissements financiers. Dans ce contexte je met à la disposition de tous les investisseurs agricoles mes compétences et mon expérience en matière d'agronomie, d'estimation des facteurs de production et de validation des relations contractuelles, ainsi que de tous les problèmes juridiques et économiques liés à l'exploitation agricole.
Je publierai le plus régulièrement possible une interprétation personnelle du contexte agricole et de son évolution.
Bertrand consultant
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