jeudi 4 septembre 2008

La reprise d'une exploitation


Une installation ou un agrandissement sont des périodes très importante, de leur préparation dépend leur réussite.
Une exploitation à louer pour cause de départ du fermier vous intéresse. Il faut payer le matériel, le cheptel, les stocks, les installations et les valeurs en terre pour avoir accès au bail. Les intérêts du repreneur et du cédant sont divergents, car le cédant considère le montant demandé comme une indemnité de départ a la retraite, et sera donc tenté de le maximiser. Le repreneur n'a pas une grosse marge de manoeuvre car il y a de la concurrence. Le montant de la "reprise" est souvent globalisé pour détourner la loi qui interdit de valoriser les "pas de porte".

Deux estimations sont à réaliser pour permettre de juger de la pertinence de l'investissement.

La première est de savoir les valeurs vénales du cheptel, du matériel et des installations. Dans le cadre de l'agrandissement il est important de déterminer les synergies avec l'exploitation existante et dans ce cadre il faudra certainement réorganiser le parc matériel ainsi que le cheptel et les installations. Il est donc intéressant de connaître le montant des non valeurs sur du matériel démodé et des installations obsolètes, ainsi que la valeur de ce qui pourra être revendu. Dans le cadre de l'installation il faut contrôler la productivité du cheptel et du matériel et le cas échéant prévoir également une réorganisation dans un cadre collectif (CUMA). Il est donc nécessaire de connaître avec précision la valeur de l'actif que l'on se propose d'acquérir.

La deuxième est le compte d'exploitation prévisionnel. Un document important à étudier est le compte d'exploitation du cédant sur les cinq dernières années car il donne une indication intéressante sur les possibilités de l'exploitation. On peu avoir également recours au centre de gestion et au Crédit Agricole pour regarder les performances régionales.
Une étude agronomique et des analyses chimique sont souvent nécessaires afin d'affiner le potentiel.
On a toujours intérêt à faire plusieurs scénarios pour mieux visualiser le risque.

La clef de la reprise réussie est d'éviter l'entêtement. Si les calculs amènent à une rentabilité douteuse ou à un retour sur investissement trop long, il faut savoir dire non car il en va de l'intérêt du cédant qui prend le risque de voir les fermages impayés et du repreneur qui peu travailler toute sa vie pou rien.
Bertrand consultant

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