L'heure des comptes a sonné et chaque céréalier à l'aide de son tableur excel commence à calculer ses pertes de chiffre d'affaires pour 2010.
Sans connaître les réattributions liées aux zones intermédiaires on peut dès à présent chiffrer une perte de 70 à 90 €/ha soit sur une exploitation céréalière moyenne de 200 ha en zone extensive dite entièrement SCOP environ 15 000 €. Les études statistiques ont donné pour 2007 un revenu moyen des céréaliers SCOP de 25 000 €/ an. Ces données étudiées de manière brutale nous projettent un revenu net toutes choses égales par ailleurs de 10 000 € pour 2010 soit un revenu mensuel de 800 €. Ce constat est particulièrement révoltant, dans la mesure ou il est jugé comme un résultat satisfaisant par la FNSEA. Ce syndicat majoritaire ressemble plus à une pouponnière pour responsables politiques qu'à un vrai syndicat de défense professionnelle.
En tout état de cause, comme il faut bien continuer à avancer sans se plaindre. Il sera donc nécessaire de faire des adaptations à nos structures agricoles. Comme d'habitude la première chose à privilégier, en fonction de ses moyens, est l'agrandissement afin de diluer le plus possible les charges fixes. Une nouvelle piste qui n'a peut-être pas encore été beaucoup utilisée en production céréalière est la double activité : on délègue une partie de ses travaux à un voisin qui améliore la productivité de son parc matériel et on essaye de trouver un travail rémunérateur dans les services. Les céréaliers bien formés ont une bonne image sur le marché de l'emploi.
Les solutions de désintensification me paraissent plus hasardeuses car elles ne permettront pas de profiter d'une embellie des cours. En tout état de cause la solution est toujours la même quand la taille du gâteau diminue, il faut diminuer le nombre de convives.
Sans connaître les réattributions liées aux zones intermédiaires on peut dès à présent chiffrer une perte de 70 à 90 €/ha soit sur une exploitation céréalière moyenne de 200 ha en zone extensive dite entièrement SCOP environ 15 000 €. Les études statistiques ont donné pour 2007 un revenu moyen des céréaliers SCOP de 25 000 €/ an. Ces données étudiées de manière brutale nous projettent un revenu net toutes choses égales par ailleurs de 10 000 € pour 2010 soit un revenu mensuel de 800 €. Ce constat est particulièrement révoltant, dans la mesure ou il est jugé comme un résultat satisfaisant par la FNSEA. Ce syndicat majoritaire ressemble plus à une pouponnière pour responsables politiques qu'à un vrai syndicat de défense professionnelle.
En tout état de cause, comme il faut bien continuer à avancer sans se plaindre. Il sera donc nécessaire de faire des adaptations à nos structures agricoles. Comme d'habitude la première chose à privilégier, en fonction de ses moyens, est l'agrandissement afin de diluer le plus possible les charges fixes. Une nouvelle piste qui n'a peut-être pas encore été beaucoup utilisée en production céréalière est la double activité : on délègue une partie de ses travaux à un voisin qui améliore la productivité de son parc matériel et on essaye de trouver un travail rémunérateur dans les services. Les céréaliers bien formés ont une bonne image sur le marché de l'emploi.
Les solutions de désintensification me paraissent plus hasardeuses car elles ne permettront pas de profiter d'une embellie des cours. En tout état de cause la solution est toujours la même quand la taille du gâteau diminue, il faut diminuer le nombre de convives.

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