vendredi 22 août 2008

Stratégie agricole


Dans une exploitation agricole, la caractéristique principale est le risque économique.
En effet, il est difficile d'établir un budget prévisionnel. Les variables les plus importantes étaient jusqu'à présent celles liées au vivant et au climat. A présent, dans toutes les grandes productions, nous avons les variations de prix.
Dans ce nouveau contexte, il est intéressant de regarder à quels endroits les risques peuvent être limités.
En production céréalière, les risques liés au climat sont important (un hectare de blé peut produire de 5 à 10 tonnes selon l'année). Des systèmes comme l'irrigation ou le drainage peuvent être des facteurs de limitation des conséquences d'accidents climatiques. La diversité des cultures permet également de limiter les risques. Il faut en plus de ces différentes décisions liées au climat prendre également des décisions pour limiter l'impact des variations des cours. De nombreux outils sont à la disposition des exploitations agricoles. Euronex en liaison avec le Crédit Agricole avec les différentes cotations permet d'arbitrer un prix sur le Matif afin de pouvoir établir un budget prévisionnel en supprimant une variable. Il faut cependant essayer d'optimiser les résultats et ne pas ce contenter des cours ma tifs au moment des décisions d'assolement. Pour faire face, à ce problème, nous avons deux techniques. La première technique est celle de la prise de risque maximum: Après moisson et stockage de la récolte à la ferme on essaye de vendre au meilleur prix. La deuxième nivelle toutes les variations de cours a l'intérieur d'une campagne: C'est le prix moyen campagne, avec acompte et compléments. La manipulation de ces différents systèmes, permet de sécuriser les ventes.
Il en va tout autrement en élevage bovins viande. Les risques climatiques sont plus limités, car ils ont seulement un impact sur le prix de l'alimentation du cheptel. Les risques sanitaires peuvent en revanche avoir des conséquences très importantes . Le point essentiel de la production de bovins viande est le savoir faire transgénérationnel, car la sélection du troupeau a une importance directe sur la productivité. La commercialisation est souvent une vente de jeunes bovins maigres vers l'Italie, en supportant tous les risques de cours du marché Européen et toutes les barrières sanitaires. Dans un souci de répartition des risques , il serai judicieux de disposer d'installations qui permettent un minimum d'engraissement. Il est également de bonne gestion pour limiter l'impact de l'augmentation des céréales et de la paille, de cultiver une partie de l'exploitation.
Bertrand consultant

dimanche 17 août 2008


Moisson 2008


Dans tous les journaux, sur tous les médias, il est rabâché que la moisson 2008 serait la meilleure de la décennie, et que les quantités dépasseraient même la bonne année 2004.
Je pense que ces commentaires sont un peu excessifs et ne sont pas les reflets de la réalité, qui est certainement plus nuancée.

En effet, les prix des céréales 2007 avaient crevé des plafonds, il était donc impossible que les cours des céréales continuent sur une courbe ascendante de ce type sans mettre en péril des équilibres économiques établis depuis de nombreuses années. La méthode qui a l'assentiment de toute la profession est la pression médiatique. Effectivement, les surfaces en blé ont augmenté
en 2008 avec la diminution des jachères. La climatologie pouvait faire espérer une année record, il suffisait ensuite de faire dire ces vérités simples par des experts et les cours repartent à la baisse.

La vérité maintenant que la moisson est en cours de finalisation est un peu différente, car quelques départements céréaliers allant du centre de la France à la Bourgogne, en passant par la Champagne ont des rendements céréaliers décevants. Le nord de la France aura beaucoup de blé fourrager. Les orges d'hiver ont des calibrages faibles.

Tous ces éléments vont dans les semaines qui viennent rétablir la vérité sur les cours en attendant la récolte de l'hémisphère sud qui ne manquera pas elle aussi de faire l'objet de spéculations précoces afin de limiter les variation des prix. Tous les financiers et particuliérement le Crédit Agricole sont attentifs aux évolutions.
Bertrand consultant

jeudi 14 août 2008

Mon ambition


Je débute ce site car après trente ans d'expérience de l'agriculture, avec une vision de différents aspects du milieu, qui vont de la production, à la commercialisation, et à la transformation, j'ai envie de valoriser mes acquits dans le cadre de conseils valorisant les investissements dans l'agriculture.
En effet la production agricole devient un enjeu important pour l'économie, c'est un bien de consommation indispensable à toute l'activité humaine. La production agricole, qui était dans un marché excédentaire depuis trente ans prend depuis deux ans le virage d'un marché de pénurie, qui a pour conséquence un engouement des financiers pour les marchés des matières premières agricoles. Même si ce contexte n'est pas durable, il semble que la tendance à moyen et long terme soit celle d'un marché tendu, avec d'importantes variations.
La production agricole pour rester performante nécessitera des investissements importants qui bien qu'intéressant du point de vue financier comporteront néanmoins une part de risque.
Ma conviction est que la prise de risque doit s'entourer d'un maximum de précautions qui permettent de limiter ce risque pour le Crédit Agricole et les autres établissements financiers. Dans ce contexte je met à la disposition de tous les investisseurs agricoles mes compétences et mon expérience en matière d'agronomie, d'estimation des facteurs de production et de validation des relations contractuelles, ainsi que de tous les problèmes juridiques et économiques liés à l'exploitation agricole.
Je publierai le plus régulièrement possible une interprétation personnelle du contexte agricole et de son évolution.
Bertrand consultant